Certification VCA :
ce qu'elle garantit au donneur d'ordre
VCA*, VCA** ou VCA Pétrochimie, audits annuels, diplômes B-VCA et VOL-VCA, équivalence avec le MASE : ce qu'il faut exiger d'un sous-traitant électricité avant de l'accueillir sur site.
À retenir : certification VCA
3 niveaux de certification
VCA* pour l'entreprise qui travaille sans sous-traitant, VCA** quand elle en fait intervenir et gère une structure SSE, VCA Pétrochimie pour les sites pétrochimiques.
23, 27 ou 33 questions
Le nombre de questions obligatoires de la checklist passe de 23 (VCA*) à 27 (VCA**) puis 33 (VCA Pétrochimie), réparties en 11 chapitres auditables.
Certificat de 3 ans
Le certificat est délivré pour trois ans, avec un audit de suivi chaque année et un audit complet de renouvellement à l'échéance.
Diplômes de 10 ans
Les diplômes individuels B-VCA, VOL-VCA et VIL-VCU sont valables dix ans ; en Belgique, ils se vérifient dans le registre central des diplômes VCA.
Qu'est-ce que la certification VCA ?
VCA est l'abréviation néerlandaise de Veiligheid, gezondheid en milieu Checklist Aannemers, la « checklist sécurité, santé et environnement des entreprises contractantes » (SCC en anglais). C'est un référentiel de certification du système de management de la sécurité d'une entreprise qui intervient chez un client : chantier, site industriel, installation en exploitation.
La certification n'est imposée par aucune loi. Elle est en revanche exigée par de nombreux donneurs d'ordre, en particulier en Belgique, aux Pays-Bas et sur les sites industriels, pour les travaux à risque : électricité, mécanique, construction métallique, maintenance industrielle, nettoyage industriel. Pour un acheteur, c'est une preuve auditée par un tiers que le sous-traitant identifie ses risques, forme ses équipes et suit ses incidents.
En Belgique, le référentiel est géré par BeSaCC-VCA ; la version en vigueur, VCA 2017/6.0, y a été publiée le 2 avril 2018. L'audit est réalisé par un organisme de certification accrédité.
VCA*, VCA** ou VCA Pétrochimie
Les trois niveaux reposent sur la même checklist, avec des exigences croissantes. Le choix dépend de l'organisation de l'entreprise et du type de site.
| Niveau | Pour qui | Questions obligatoires | Ce qui est audité en plus |
|---|---|---|---|
| VCA* | Entreprise qui réalise ses travaux sans sous-traitant | 23 | Maîtrise directe de la sécurité, de la santé et de l'environnement au poste de travail |
| VCA** | Entreprise qui fait intervenir des sous-traitants | 27, plus au moins 4 des 8 complémentaires | Politique SSE, organisation SSE, amélioration continue, plans SSE de projet, sélection et suivi des sous-traitants |
| VCA Pétrochimie | Entreprise intervenant dans la pétrochimie | 33, plus au moins 1 des 2 spécifiques | Tout le VCA**, plus les exigences propres au secteur pétrochimique |
Pour un lot électricité sur un site industriel ou tertiaire, le VCA** est le niveau le plus souvent demandé : il couvre à la fois le chantier et la manière dont l'entreprise pilote la sécurité, y compris celle de ses propres sous-traitants. DK Working est certifiée VCA**.
Comment se déroule l'audit VCA
La certification suit un cycle de trois ans :
- Phase 1, documentaire : revue de direction, inventaire et évaluation des risques, politique SSE, procédures.
- Phase 2, sur le terrain : entretiens avec la direction, l'encadrement et les opérateurs, visites de chantiers en cours pour vérifier que les règles sont réellement appliquées.
- Délivrance du certificat pour trois ans si l'évaluation est positive ; un audit complémentaire est programmé si des actions correctives sont demandées.
- Audits de suivi annuels, puis audit complet de renouvellement à la troisième année.
La checklist compte 11 chapitres : politique et organisation SSE, analyse des risques, formation et information du personnel, sensibilisation, préparation aux situations d'urgence, équipements de protection, inspections, achats et sous-traitance, notification et analyse des incidents, entre autres. Les documents obligatoires doivent être présents et jugés conformes.
Les diplômes B-VCA et VOL-VCA
À ne pas confondre avec le certificat de l'entreprise : les diplômes VCA sont individuels. Ils sanctionnent un examen sur les règles de sécurité de base et se déclinent en trois niveaux :
- B-VCA (VCA de base) : pour les opérateurs qui exécutent les travaux ;
- VOL-VCA : pour l'encadrement opérationnel, chefs d'équipe et chefs de chantier ;
- VIL-VCU : pour les intercédents des agences de travail temporaire, qui placent du personnel sur des sites VCA.
Un diplôme VCA est valable dix ans. En Belgique, chaque réussite est inscrite au registre central des diplômes VCA, consultable en ligne : un donneur d'ordre peut donc vérifier un diplôme avant l'accès au site. Le diplôme ne remplace pas l'habilitation électrique NF C 18-510 : sur un chantier électrique, les deux sont demandés.
VCA et MASE : quelle équivalence ?
En France, de nombreux sites industriels demandent le MASE (Manuel d'amélioration sécurité des entreprises). En 2018, MASE-UIC (France), SSVV (Pays-Bas) et CSM (Belgique) ont signé une déclaration de coopération : ils considèrent que MASE-UIC et VCA Pétrochimie ne sont pas identiques mais garantissent un niveau d'exigences comparable.
Conséquence pratique : une entreprise certifiée peut travailler en France, aux Pays-Bas et en Belgique avec son certificat existant, sans nouvel audit. La déclaration ne remplace pas pour autant le MASE en France ni le VCA aux Pays-Bas et en Belgique pour les entreprises de ces pays. Avant un chantier, vérifiez donc dans le cahier des charges du site lequel des deux est exigé.
Pour un chantier en Belgique, la certification s'ajoute aux formalités de détachement : lire notre article sur le détachement d'électriciens en Belgique (A1, Limosa) et la page DK Working en Belgique.
Ce que le donneur d'ordre doit contrôler
Une mention « certifié VCA » sur une plaquette ne suffit pas. Avant de confier un lot électricité, demandez :
- une copie du certificat : niveau (*, ** ou Pétrochimie), date de validité, périmètre d'activité couvert et organisme certificateur ;
- la cohérence du niveau avec votre chantier : un VCA* ne couvre pas la gestion de sous-traitants de second rang ;
- les diplômes B-VCA et VOL-VCA des intervenants nommés, et leurs habilitations électriques ;
- le plan de prévention ou le PPSPS, et l'analyse de risques propre à l'intervention (voir notre article plan de prévention ou PPSPS) ;
- les pièces administratives habituelles d'un sous-traitant : Kbis, attestation de vigilance, assurances (voir le guide DC4).
DK Working transmet son certificat VCA**, les habilitations et les pièces administratives dès la consultation. Retrouvez notre organisation sur la page sécurité et certification VCA** et nos informations fournisseur sur l'espace acheteurs.
Comment nous intervenons : chantier sous exigence VCA
Transmettre les preuves
Certificat VCA**, attestations, habilitations et diplômes des intervenants nommés, avec le chiffrage.
Analyser les risques du site
Visite ou revue des plans, coactivité, consignations, travail en hauteur : l'analyse alimente le plan de prévention.
Accueillir et encadrer
Accueil sécurité au démarrage, causeries régulières, chef de chantier présent sur site pendant toute l'intervention.
Suivre et remonter
Incidents et presque-accidents notifiés et analysés, comme l'exige la checklist VCA, et partagés avec le donneur d'ordre.
À consulter aussi : certification VCA
Sécurité et VCA**
Notre organisation sécurité au quotidien : accueil, encadrement, EPI, suivi des incidents.
Découvrir →Consignation électrique
Les 5 étapes de la NF C 18-510, à intégrer à l'analyse de risques d'un chantier VCA.
Découvrir →Sous-traitance électricité
Lot complet ou renfort encadré : comment nous confier un lot électricité sur un site exigeant.
Découvrir →Chantiers en Belgique
Le pays où le VCA est le plus souvent exigé : nos interventions et les formalités de détachement.
Découvrir →Vos questions
La certification VCA est-elle obligatoire ?
Non, aucune loi ne l'impose. Elle est cependant exigée par de nombreux donneurs d'ordre et exploitants, surtout en Belgique, aux Pays-Bas et sur les sites industriels, comme condition d'accès pour les travaux à risque.
Quelle différence entre VCA* et VCA** ?
Le VCA* s'adresse aux entreprises qui travaillent sans sous-traitant et porte sur la maîtrise de la sécurité au poste de travail (23 questions obligatoires). Le VCA** ajoute la politique et l'organisation SSE, l'amélioration continue et la gestion des sous-traitants (27 questions obligatoires et au moins 4 complémentaires).
Combien de temps est valable un certificat VCA ?
Trois ans, avec un audit de suivi chaque année. Un audit complet est réalisé à l'échéance pour renouveler le certificat.
Quelle différence entre certificat VCA et diplôme VCA ?
Le certificat concerne l'entreprise et son système de management de la sécurité. Le diplôme (B-VCA, VOL-VCA, VIL-VCU) est individuel, obtenu par examen et valable dix ans.
Le VCA est-il reconnu en France ?
Une déclaration de coopération signée en 2018 entre MASE-UIC, SSVV et CSM reconnaît que MASE-UIC et VCA Pétrochimie garantissent un niveau d'exigences comparable : une entreprise certifiée peut travailler en France, en Belgique et aux Pays-Bas avec son certificat existant, sans nouvel audit.
DK Working est-elle certifiée VCA ?
Oui, DK Working est certifiée VCA**. Le certificat est transmis avec nos offres, accompagné des habilitations électriques des intervenants.